Samarcande

Samarcande est la plus fameuse ville de l’Ouzbékistan moderne et aussi la seconde ville du pays, située dans la vallée de Zéravchan. Sa population est d’environ 570.000 habitants avec un climat tempéré (-4,5 °C en janvier, +35°C en juillet).

C’est l’une des plus anciennes villes du monde avec 2 750 ans d’histoire, aussi ancienne que Rome, Athènes ou Babylone. En Orient, depuis des temps immémoriaux, on l’appelle l’ « Etoile de la Terre », la « Perle » ou le « Visage du monde ». Il faut avoir visité au moins cinq grandes villes de l’Orient pour se faire une idée à peu près complète de l’architecture musulmane: le Caire pour la dynastie des Fatimides et des Mamelouks ; Konya en Turquie pour les Semjoukides ; Istanboul pour les Ottomans ; Isphahan pour les Séfévides, et enfin Samarcande la ville liée au souvenir de Tamerlan. Pour ma part, Samarcande est la seconde de ces villes de l’Orient que je visite après Istanbul, et la beauté des mosaïques au différents de tons de bleus  ne peut que vous combler les yeux…

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Tout au long de son histoire, la ville a connu différentes périodes subissant des invasions dévastatrices, mais elle s’est toujours relevée pour renaître plus belle encore. Sous le règne d’Amir Timour (Tamerlan), la ville a connu une période de prospérité et de grandeur. Natif de Chakhrisabz, Amir Timour a fait de Samarcande la capitale de son immense empire. Sa situation géographique en a fait un important carrefour de la Route de la Soie; elle en conserve une culture très riche et de brillants exemples de l’architecture du Moyen âge.

La place Registan

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Place Registan, Samarcande

La place Régistan est l’un des lieux les plus connus des touristes en Ouzbekistan. Sa grandeur, ses dômes d’un bleu turquoise étincelant au soleil, ses nombreuses mosaïques ainsi que ses cours ombragées sont un émerveillement. La grande esplanade est entourée de trois madrasas (ou université médiévale) : Oulougbek (à gauche), Cher-Dor (à droite), Tilla-Kari (en face).

La madrasa Oulougbek est la plus ancienne, elle a été construite entre 1417 et 1420. Elle est entourée de deux minarets de 33 m. Dès son ouverture, elle a été la plus grande université musulmane d’Asie centrale, sous l’impulsion d’Oulougbek; on y enseignait le Coran mais aussi des matières non religieuses comme l’astronomie ou les mathématiques.

La madrasa Cher-Dor, à droite, a été construite entre 1619 et 1635. Le décor de son grand portail est célèbre car il comprend des représentations d’animaux (tigre-lion portant le soleil, symbole de l’ancien zoroastrisme, la religion précédent l’Islam) ce qui est normalement interdit par l’Islam. Les deux coupoles turquoises et vertes, en bulbe cannelé, sont caractéristiques du style architectural de Samarcande.

La madrasa Tilla-Kari (au fond, au nord) est structurellement différente des deux autres. Hormis sa façade plus longue montrant les cellules des étudiants de la madrasa, elle possède une coupole bleue qui couvre la mosquée se trouvant à l’intérieur du bâtiment. Elle a été construite entre 1646 et 1659.

(source : https://www.flickr.com/photos/dalbera/5630693152)

La nécropole Chah-i-Zinda

La nécropole Chah-i-Zinda, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, surplombe la colline d’Afrosiyob à l’emplacement des remparts de l’ancienne Afrosiab. 40 très hautes marches marquent l’entrée de ce lieu, que les pèlerins comptent à la montée comme à la descente, et conduisent à près de 20 monuments. On y trouve des œuvres d’une beauté et d’une variété exceptionnelles, du mausolée octogonal de Qassim-ibn-Abba aux deux coupoles bleues du mausolée de Kazy Zade Roumi. Les mausolées sont alignés le long d’une allée, construits sur une pente dans la partie inférieure du complexe. Trois portails ou espaces voûtés (chârtâq ou tchortok) ponctuent cette rue funéraire. 

Une légende semble célèbre concernant Chah-i-Zinda ou « Roi vivant »: 

« En 676, Kussam ibn Abbas, cousin germain du prophète Mahomet, se serait rendu en Sogdiane pour y prêcher l’islam. Pris à partie par les zoroastriens, il fut décapité à Samarcande pendant sa prière ; il se releva alors, prit sa tête sous le bras et s’en fut vers un puits menant au paradis souterrain dont il ressortira vivant à la fin des temps… « 

Visiter ce lieu en fin de journée est une bonne option pour la température et prendre le temps de érer avec peu de monde jusqu’au coucher du soleil.

Autres sites à visiter à Samarcande :
Le marché Siyob
La mosquée Khazrati Khizr
Le musée Afrosiyob
L’observatoire Oulougbek
Le mausolée du prophète Daniel
Ensemble architectural Khodja Abd-i-daroun
Le mausolée Ishrat Khana
Le mausolée Makhdoumi Azam
Musée national d’Histoire
Le musée des études régionales
Musée de la Paix et de la Solidarité
La colline d’AfrosyabLes immanquables de Samarcande :
Le coucher de soleil sur le Réghistan
Les lumières de fin de journée sur la nécropole de Shakhi Zinda
Les décorations intérieures de Gour Emir et de la mosquée Tilla Kori » 


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