Séjour dans la jungle amazonienne

Requinqués par quelques jours de fêtes à Cuenca, nous décidons de commencer l’année avec un séjour dans la jungle péruvienne et plus particulièrement dans la réserve nationale de Pacaya-Samiria au coeur de l’Amazonie. Considéré comme un joyau, ce parc abrite de nombreux animaux et une flore abondante. Il est le plus grand parc du Pérou avec plus de 20 000km carrés de superficie (à titre de comparaison, le Nord-Pas de Calais fait 12 400km carrés…)

Ce n’est pas sans mal que nous nous rendons jusqu’au parc: un premier bus de nuit, puis un second (de 18h tout de même) nous fait arriver dans la ville de Tarapoto. Inutile de vous dire que le nouvel an a été un peu court cette année mais nous étions aux portes de la jungle amazonienne! Deux heures de route de montagne nous amène ensuite à Yurimaguas. De là, un bateau rapide de nuit nous permet en 5h de nous rendre dans la « ville » de Lagunas, s’en suivent finalement 30 minutes de moto pour arriver enfin à l’entrée du parc.

Sur la rivière nous attend une pirogue. On a du mal a imaginer que l’on va prendre ce bateau minuscule et pourtant le parc ne se visite que de cette façon. Pas de moteur mais qu’à cela ne tienne, nous ne sommes pas seuls : Santos et Dante nous accompagnent. Factuellement, c’est plutôt nous qui les accompagnons car ce sont un peu les « Chuck Norris » de la jungle. Ils peuvent ramer pendant une journée sans s’arrêter, ils boivent l’eau de la rivière (toute marron), ils se baladent toujours avec leur machette dans la jungle, pêchent les poissons la nuit au harpon et à la torche, connaissent le labyrinthe des bras de rivière comme leurs poches, attrapent des crocodiles à la main… Enfin bref, ils nous impressionnent. Ils sont nos anges gardiens pendant le séjour dans cette jungle et nous leur accordons toute notre confiance. Sans eux, nous sentons que nous ne pourrions pas survivre bien longtemps.

Le premier jour est à peine croyable, nous voyons des singes noirs, un paresseux, des perroquets, un iguane, un petit toucan, des loutres de rivière, un crocodile et beaucoup d’oiseaux! Nous n’en revenons pas d’avoir la chance d’observer tout cela en si peu de temps. Nous nous attendions à devoir faire preuve de patience mais finalement le spectacle est continu tout au long de notre cheminement sur la rivière. Nous n’avons pas énormément de photos à vous proposer pour tous ça, d’une part parce que les moments sont difficiles à saisir mais d’autre part parce que nous manquions cruellement de zoom.

Après une courte nuit dans un refuge, nous poursuivons notre chemin et c’est à nouveau un festival animalier: singes « Fraile », singes rouges (ceux qui crient de joie quand il pleut), dauphins roses, tortues et encore plein d’autres oiseaux de toutes les couleurs et dont les noms nous sont totalement inconnus. La deuxième nuit sera simple, nous dormirons dans un abri, la moustiquaire est le seul élément dont nous ayons vraiment besoin.

Notre suite présidentielle

Au matin de cette deuxième nuit, je (Guillaume) me lève un peu avant Aurore, à 5h30. Je vais saluer nos guides qui sont déjà à l’ouvrage pour nous (préparation du petit-déj). Santos me demande si je veux voir un crocodile; proposition que je ne peux bien sûr pas refuser. Je sors Aurore du lit (c’est une façon de parler car il n’y avait pas de lit mais juste le sol de la cabane…) à vitesse grand V et nous nous retrouvons rapidement avec un crocodile dans les mains. Santos nous annonce naturellement que pendant la nuit, alors qu’il pêchait il a vu un crocodile au ras de l’eau et l’a attrapé… Ce même jour, Santos nous donnera aussi une petite leçon de pêche.

Perou - Pacaya Samiria - 233

Bientôt, il sera l’heure de rebrousser chemin car nous sommes déjà à deux jours de barque de l’entrée du parc… Nous faisons une expédition à pied dans la jungle où nous découvrons plusieurs arbres, plusieurs fruits méconnus, et faisons la connaissons d’une tortue terrestre vivante et d’une tortue dévorée par un jaguar… Santos prend soin de marquer le chemin aller par des coups de machette dans les arbres pour que nous puissions reconnaître le chemin de retour.

Bien entendu, notre séjour dans la jungle fut agrémenté des légendes que nous ont raconté Santos et Dante. Le « Chapichico » est un personnage qui se fait passer pour un ami connu et qui vous fait vous tromper de chemin pour vous amener à votre perte. Santos nous explique que parfois dans la jungle, notre esprit peut être déboussolé et faible et c’est à ce moment que ce personnage intervient. Pour le démasquer, il faut regarder ses pieds car il lui en manque un!
Nous parlons aussi des arbres dont se servent les chamans pour causer du mal au gens et leur lancer des sorts…

Nous revenons épuisés du séjour mais avec des images plein la tête, c’était une sacrée expérience! Nous n’oublierons pas la sympathie et l’expertise de nos guides. Nous sommes aussi heureux de voir que des zones protégées de l’homme comme celle-ci existent encore à l’intérieur de ce qu’on appelle le « poumon de la Terre ».


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